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Daniel Lewis – De joueur légendaire à leader respecté

Dan Lewis, libéro de longue date et membre clé du programme de l’équipe nationale canadienne, raccroche cette année son chandail pour se consacrer à l’entraînement. À 41 ans, Lewis a connu une carrière légendaire en tant que joueur qui s’est étendue sur plus de 25 ans et qui inclut un détour par le volleyball de plage aux Jeux panaméricains de 1999 à Winnipeg.

Dan Lewis, libéro de longue date et membre clé du programme de l’équipe nationale canadienne, raccroche cette année son chandail pour se consacrer à l’entraînement. À 41 ans, Lewis a connu une carrière légendaire en tant que joueur qui s’est étendue sur plus de 25 ans et qui inclut un détour par le volleyball de plage aux Jeux panaméricains de 1999 à Winnipeg.

Originaire d’Oakville en Ontario, Lewis a débuté sa carrière dans le volleyball à l’Université du Manitoba, où il a gagné le championnat de SIC (aujourd’hui USports) et reçu le titre de joueur par excellence du tournoi en 1996, entre autres réalisations. Sur le plan professionnel, il a joué en France, en Pologne et en Slovénie, mais c’est avec l’équipe nationale qu’il a eu le plus grand impact – sur le programme et sur ses coéquipiers.

« Si vous faites un tour du monde pour demander à tous ceux avec qui il a joué qui a été leur coéquipier le plus remarquable, Dan se retrouverait probablement en tête de plusieurs listes », explique Fred Winters, d’Équipe Canada. « Il est l’âme de la fête, le centre d’attention, et un athlète contre qui vous détestez jouer, mais avec qui vous aimez jouer. En fait, c’est un joueur avec qui vous voulez vous retrouver dans les tranchées parce que lorsqu’il faillait aller en guerre, on savait qu’il ne ménagerait pas ses efforts. J’aime Dan Lewis, et il est une des meilleures personnes que j’ai eu le privilège de connaître. »

Fred Winters

Lewis, qui est devenu libéro en 2006, considère la qualification du Canada pour les Olympiques après une disette de 24 ans et les victoires contre le Brésil et la Russie aux éditions précédentes de la Ligue mondiale comme des faits saillants mémorables sur le terrain.

« Sur une note plus personnelle, avant ces grandes victoires, j’ai eu une conversation mémorable durant une rencontre impromptue avec Glenn (Hoag) lors de la Ligue mondiale en 2008 », se rappelle Lewis. « Après de nombreuses défaites, j’étais désespéré et je pensais quitter le programme, et il s’est ouvert à moi. Il m’a expliqué pourquoi et comment il avait surmonté l’adversité, contre vents et marées. C’est son patriotisme, son courage et son amour pour ses gens qui m’ont aidé à me ressourcer et à comprendre qu’il ne s’agissait pas de moi seul, mais de nous, de l’équipe, du personnel et de la population canadienne, de tous les joueurs qui m’ont précédé et de tous ceux qui viendront après moi. Sa révélation m’a aidé à comprendre que mon objectif était beaucoup plus grand et qu’il ne concernait pas seulement une seule personne. Cela m’a donné la force de continuer, pour aller au fond des choses, pour regarder au-delà des résultats du moment et pour retrouver la volonté de poursuivre cette quête. »

Lewis a également été inspiré par sa famille – ses parents Pat et Joe, ainsi que sa sœur et son frère, Kelly et Derek lui ont apporté un énorme soutien pendant sa carrière d’athlète. « Et ma femme Jessica a écouté beaucoup plus de divagations sur le volleyball que ne devrait le faire une personne rationnelle », raconte Lewis – père de William et de Naomi qui sont devenus « immédiatement des partisans de volleyball. »

Il est également très reconnaissant envers « chaque entraîneur, coéquipier et membre du personnel avec lequel j’ai eu l’occasion de travailler, bons ou mauvais, cela importe peu, car j’ai appris d’importantes leçons auprès de chacun de vous, et vous m’avez aidé à devenir une personne meilleure, merci! Je tiens à remercier particulièrement tous ceux qui ont fait des Olympiques de Rio une réalité pour le programme, et aucun rôle n’est négligeable. »

Lewis ne faisait pas partie de la sélection finale pour Rio 2016, mais il a rejoint l’équipe en tant que membre du personnel durant la campagne olympique, qui a vu l’équipe terminer au cinquième rang. Il n’a pas non plus oublié les anciens olympiens qui ont eu un impact sur sa carrière :

« Lorsqu’on produit une impression positive sur une personne, c’est lui faire un cadeau précieux, alors je dis un merci tout spécial à Mark Heese et John Child, dont le dévouement envers le programme de volleyball de plage a permis d’insuffler l’esprit de compétition chez un jeune joueur, et à Glenn Hoag qui a su canaliser plus tard cette passion. »

Aujourd’hui, Lewis est ravi de continuer à travailler dans le programme de l’équipe nationale masculine, avec un accent sur l’encadrement du programme d’excellence à Gatineau, où il apporte sa contribution au programme masculin senior.

Le leadership n’est pas quelque chose de nouveau pour Lewis, et ses coéquipiers soutiennent sa transition vers ce nouveau rôle. « Dan était le professionnel aguerri qui travaillait fort dans la salle de musculation, et il n’a jamais été celui qui évite la confrontation. De plus, il parvenait à très bien communiquer, que ce soit avec ses coéquipiers, le personnel d’entraîneurs ou des résidents de la ville ou du pays où nous nous trouvions et avec lesquels nous prenions une bière après un match », explique Winters. « Tout le monde pouvait voir qu’il avait une passion réelle pour l’entraînement et pour le développement de ses compétences, alors cette transition dans le rangs des entraîneurs est évidente pour lui. Je ne lui souhaite que du succès et du bonheur dans le prochain chapitre. »