Un dernier championnat de volleyball au state couvert de l'Université Laval.


LA FIN D’UNE ÉPOQUE AU PEPS DE L’UNIVERSITÉ LAVAL


Par Stéphane Jobin

Le Championnat de volleyball masculin de SIC 2013 présenté par Rogers marquera la fin d’une époque, soit celle de la tenue de cet événement d’envergure pour une dernière fois dans le stade couvert du PEPS de l’Université Laval.

Du 1er au 3 mars prochain, les huit meilleures formations au pays se livreront bataille pour l’obtention du trophée Tantramar, emblème de suprématie au volleyball universitaire masculin canadien. Le Rouge et Or, hôte de l’événement, est déjà assuré de sa place. Celui-ci tentera de mettre fin à la domination des équipes de l’Ouest, qui ont remporté le titre lors des 18 dernières saisons. La formation lavalloise est d’ailleurs la dernière équipe à l’est de Winnipeg à avoir enlevé la précieuse bannière nationale; c’était en 1994.

Les laissez-passer pour cet événement sont d’ailleurs déjà en vente à la billetterie du Rouge et Or à un tarif spécial de 25$ pour les étudiants et 40$ pour les adultes. Ces prix sont en vigueur jusqu’au 10 février. À compter du lendemain, les forfaits seront vendus 30$ pour les étudiants et 50$ pour les adultes. On peut se les procurer au 418 656-PEPS.

Neuf en 14
Depuis 2000, il s’agira du neuvième championnat national à occuper le stade couvert. C’est après le tournoi masculin de 1999, organisé au PEPS, que l’option de le déménager dans un plus grand espace avait été explorée. Cette année-là, la brillante performance de la troupe de Pascal Clément, qui avait perdu la médaille d’or aux mains des Huskies de la Saskatchewan, avait permis d’attirer tout près de 7000 personnes en trois jours dans le grand gymnase du complexe sportif.

L’automne suivant, on avait alors testé le stade couvert lors du traditionnel Challenge SSQ. Les 5 et 6 novembre 1999, le Rouge et Or y avait accueilli les Waves de l’Université Pepperdine (NCAA). L’expérience fut suffisamment concluante pour qu’on décide d’y tenir le championnat canadien, en mars 2000.

Depuis, quatre autres tournois masculins (2001, 2004, 2005 et 2008) et trois féminins (2002, 2003 et 2011) ont été présentés dans l’enceinte qui peut accueillir plus de 3000 personnes.

« C’est vraiment la fin d’une époque! Le déménagement au tournant des années 2000 s’était fait après un concours de circonstances. Il y avait eu débordement lors du championnat de 1999, et on avait pris un risque de transférer vers le stade couvert. Ça a vraiment bien marché », se remémore le directeur du programme d’excellence Rouge et Or, Gilles Lépine.

Lui-même un ancien étudiant-athlète et entraîneur de l’équipe lavalloise, il avait vécu cette transition aux premières loges, lui qui était la voix du Rouge et Or à l’époque. « Je me souviens encore des yeux des gens quand ils sont entrés dans le stade couvert pour la première fois et qu’ils ont vu le montage qu’on avait préparé. Tout le monde était très impressionné. C’était la première fois à Québec qu’on tenait des matchs de volleyball dans un amphithéâtre aussi imposant », soulève-t-il, tout en rappelant que les spectateurs mais aussi les athlètes avaient beaucoup apprécié l’expérience.

Gilles Lépine se rappelle particulièrement de l’atmosphère électrisante qui régnait lors de la dernière édition du championnat masculin à se tenir au PEPS en 2008, alors que le Rouge et Or affrontait l’Université Thompson Rivers en quart de finale le vendredi soir. « Ça a été un point culminant des 10 dernières années au PEPS. Les gens ne cessaient d’entrer dans le stade, si bien que pour la première fois, on s’est vraiment questionné à savoir si on allait fermer les portes 30 minutes avant la partie. Ça a été un match incroyable », relate-t-il.

Puis, il note au passage le récent exploit de l’équipe féminine, qui avait attiré quelques milliers de personnes en demi-finale contre Trinity Western en 2011, en route vers la finale canadienne. « Les Spartans avaient une équipe beaucoup plus imposante physiquement, mais l’appui de la foule avait été extraordinaire et avait soulevé nos joueuses, qui avaient réussi à remporter le match. Cette soirée se retrouve elle aussi parmi les plus beaux moments qu’on a vécus au stade couvert. »

Même si les comités organisateurs se succèdent, ceux-ci ont conservé les acquis au fil des ans, ce qui permet aujourd’hui un montage bien rodé des installations et un déroulement harmonieux du championnat. S’il s’agit du neuvième en 14 ans, il n’en demeure pas moins que le défi technique en reste un de taille : l’installation des loges, des gradins et de la surface de jeu demande encore une imposante planification. En plus de tout le reste.

« Il y a toujours place à l’amélioration, soutient Gilles Lépine. Le côté infrastructures dans le stade couvert exige tout de même une grosse logistique et reste une préoccupation pour le comité organisateur. Ça reste un beau défi, même si nous sommes habitués. »

Cet aspect se verra de beaucoup allégé à compter de l’an prochain. En effet, le déménagement vers les infrastructures du Super PEPS demandera beaucoup moins de montage additionnel.

« Ça va être un tout autre niveau! Les amateurs de volleyball et les joueurs, surtout, pourront entre autres profiter d’un plafond plus haut. Déjà là, ce sera un avantage majeur, puisque ça permettra d’allonger certains échanges. Et on ne parle pas des 3300 places assises et des loges permanentes… Ça va augmenter le calibre du spectacle, il n’y a aucun doute », assure Gilles Lépine.

Pour le moment, aucun autre championnat canadien de volleyball n’est prévu au PEPS au calendrier de SIC. Au cours des deux prochaines années, l’événement aura lieu à Regina (2014) et à Toronto (2015) chez les dames, et à Calgary (2014) et en Saskatchewan (2015) chez les hommes.