Le Canada doit relever un gros défi pour passer à la deuxième ronde du championnat du monde de volleyball masculin

par Ted Graham, à Siestre, Italie

TRIESTE, Italie – Dans une ville où des histoires épiques ont été écrites, l’équipe masculine canadienne de volleyball peut-elle écrire sa propre histoire – une dans laquelle elle trompera la mort?

Le samedi 25 septembre, les Canadiens commenceront à jouer dans leur groupe au championnat du monde de volleyball masculin avec le rôle de négligés pour se qualifier pour la deuxième ronde.

Le premier match, contre la Pologne (classée sixième au monde) lancera le «groupe de la mort» appelé ainsi parce qu’il contient le plus d’équipes les mieux classées dans un groupe de quatre incluant la Serbia (no 4) et l’Allemagne (no 11). Le Canada est présentement classé 20e au monde en utilisant une formule compliquée qui tient compte des résultats internationaux et du niveau de compétition.

Le championnat du monde, comme la Coupe du monde de soccer, a lieu tous les quatre ans et est, peut-on dire, le meilleur arbitre des titans globaux de volleyball – même mieux que les Jeux olympiques puisqu’il oppose les 24 équipes les mieux classées au monde (en comparaison au peloton olympique plus petit de 12 équipes).

Les trois premières équipes de chaque groupe se qualifieront pour la deuxième ronde à compter du 30 septembre et ensuite le nombre continuera à diminuer vers la troisième ronde et les demi-finales alors que l’éventuelle finale du championnat aura lieu à Rome le 10 octobre.

La Pologne, le premier adversaire du Canada, a terminé deuxième du championnat du monde de 2006 à Tokyo et sa formation composée de véritables géants (avec une taille moyenne de près de 6’8” en comparaison à celle de 6’5” du Canada) sera largement favorite pour le match de samedi soir. La Pologne a aussi 10 joueurs qui possèdent de l’expérience du championnat du monde.

La meilleure chance du Canada de se qualifier pour la deuxième ronde sera probablement dans son dernier match du groupe, undi, le 27 septembre, quand il affrontera l’Allemagne.

«Nous devons être un peu plus «délinquants» contre ces équipes, a dit Dan Lewis, le libéro du Canada et trois fois vétéran du championnat du monde. L’attitude polie du Canadian doit être mise aux oubliettes.

«Nous devons avoir l’instinct du tueur quand nous sommes à 20-20 dans un set contre ces équipes, pour pouvoir passer un uppercut et battre le champion», a ajouté Lewis.

L’équipe espère être au sommet de sa forme à la suite d’une tournée nationale contre Cuba au cours de laquelle elle a gardé le pointage serré et a même remporté une victoire contre l’équipe classée huitième au cours de la série de trois matches. Malheureusement, elle a aussi éprouvé des difficultés contre l’équipe non-classée de la République Tchèque qui l’a balayée au cours d’une tournée la semaine dernière.

C’est une des équipes les plus jeunes que le Canada a présenté à un championnat du monde. «Nous n’avons que quatre joueurs qui ont de l’expérience du championnat du monde, dit l’entraîneur-chef Glenn Hoag. Les gars plus jeunes verront la vitesse à laquelle le jeu se joue à ce niveau.»

Hoag lui-même a connu du succès ayant été membre de l’équipe olympique qui a terminé tout juste à côté des médailles à Los Angeles en 1984 et qui a entraîné plusieurs équipes professionnelles vers des titres européens au cours de la dernière décennie.

Le Canada jouera à 11 h HE, les 25, 26 et 27 septembre. Les amateurs canadiens pourront suivre les résultats des équipes à www.volleyball.ca ainsi que voir en direct les marques à www.fivb.com

L’alignement de l’équipe canadienne pour le championnat du monde de volleyball masculin de la FIVB 2010

Joueurs: Dallas Soonias, Red Deer, Alta.; Adam Simac, Ottawa; Louis-Pierre Mainville, Notre-Dame de l’Isle, Qué.; Dan Lewis, Oakville, Ont.; Nicolas Cundy, Edmonton; Toon Van Lankvelt, Rivers, Man.; Frederic Winters, Victoria; Gavin Schmitt, Saskatoon; Adam Kaminski, Chatham, Ont.; Dustin Schneider, Brandon, Man.; Josh Howatson, Victoria; Olivier Faucher, de Plessisville, Qué.; Gord Perrin, Creston, B.C.; Justin Duff, Winnipeg.

Entraîneur-chef: Glenn Hoag, Gatineau, Qué.

Entraîneur adjoint: Vincent Pichette, Gatineau

Gérant de l’équipe: Julien Boucher, Québec