Le blogue de Julien Boucher (25 septembre, 2010)

 

Journées #13 – 25 septembre – Trieste

La journée avait pourtant bien commencé. Entraînement d'une heure sur le terrain de compétition ce matin, chose rare pour un événement officiel de la FIVB. Habituellement, le terrain de match est réservé…aux matchs. Mais ce matin, alors que la pluie tombait à grosses gouttes, le gymnase d'entraînement était inutilisable. Les organisateurs avaient donc décidé de laisser les équipes s'entraîner dans la grande salle.

Le reste de la journée s'était également bien déroulé, même si nous avions peu de temps entre l'entraînement et le match. Les matchs à 17 heures arrivent vite.

Le premier set aussi avait bien débuté. Sans doute notre meilleure performance depuis plusieurs semaines. Jusqu'à 20-20. Puis, 2 erreurs directes nous ont coupé le souffle et donné la victoire à la Pologne, jusque là très nerveuse et inhabituellement douteuse de ses moyens. 22-25. Il n'en fallait pas plus pour leur redonner la confiance et le momentum. Nous ne nous en sommes jamais relevés. Pourtant, nous menions 8-3 au deuxième set mais une série de 5 points polonais consécutifs a remis les pendules à l'heure. Le pointage final, 21-25, illustre à peu près son allure. Du volley de rattrapage, de 8-8 à la fin et une Pologne de plus en plus confiante, donc de plus en plus performante au service. Puis le troisième set, ni plus ni moins qu'une formalité – 13-25 – que j'éviterai de commenter.

Au risque de me répéter (voir mes autres comptes-rendus), Fred Winters reste notre pilier offensif avec, ce soir, 9 attaques marquantes et une note de 3,21 – sur une échelle de 4 – en réception de service. Gavin Schmitt marque plus souvent (12 points).

Les entraineurs et moi sommes retournés au gymnase après le souper pour aller observer le match Serbie-Allemagne. La Serbie semble être en "mission" et n'a fait qu'une bouchée des allemands, méconnaissables. Eux qui venaient d'arracher 2 matchs sur 3 au Brésil la semaine dernière. Bref, beaucoup de pain sur la planche pour notre match de demain soir.

Je vous laisse là-dessus et vous retrouve demain.