Cinq athlètes se retirent de l’équipe nationale féminine senior

WINNIPEG - (18 septembre 2012) – Depuis la fin du tournoi de qualification olympique féminine de la NORCECA 2012, en mai 2012, cinq athlètes ont pris leur retraite de l’équipe nationale féminine de volleyball.

Chacune d’entre elles ont eu un impact important à leur manière au cours de la dernière période quadriennale. Au cours des prochaines semaines, nous présenterons des reportages et des expériences sur ces athlètes. Pour commencer, nous nous concentrerons sur la libéro Julie Young, de Red Deer, en Alberta,  et sur l’ailier gauche Tonya Mokelki, de Weyburn, en Saskatchewan.

Julie Young, Red Deer, Alberta

Julie a fait ses débuts dans l’équipe féminine senior en 2008 dans une série de matches hors-concours contre une équipe professionnelle de club du Japon. Depuis cette compétition jusqu’au tournoi de qualification olympique féminine de 2012 pour les Jeux olympiques de Londres, elle a fait partie de l’alignement senior au poste de libéro et a joué dans la majorité des compétitions en tant que libéro principale, jouant dans 68 matches internationaux. Avant l’équipe, elle avait déjà eu de l’expérience avec Équipe Canada quand elle a joué dans l’équipe nationale jeunesse (2002) et l’équipe nationale junior (2004).

Julie a joué son volleyball dans le SIC avec les Dinos de l’Université de Calgary. Au cours de sa carrière dans le SIC, elle a reçu plusieurs honneurs, dont: équipe d’étoiles du championnat du SIC, deuxième équipe d’étoiles canadiennes, équipe d’étoiles canadiennes académique, première équipe d’étoiles Can-Ouest et athlète de l’année de l'Université de Calgary lors de son année de graduation en 2008.

Julie a aidé Équipe Canada à se qualifier pour le championnat du monde de la FIVB à l’automne de 2010. Par la suite, elle a joué sa première saison professionnelle en Allemagne. Elle a joué sa deuxième et dernière saison professionnelle en Finlande. Après que le Canada ne se soit pas qualifié pour les Jeux olympiques de Londres, Julie a reçu des nouvelles de l’Université de Calgary parce qu’elle a été acceptée dans son programme d’éducation et elle étudie maintenant à l’université pour devenir professeur. Elle remet maintenant au sport du volleyball en étant entraîneur cinq jours par semaine avec le Centre d’excellence de Volleyball Canada (CEVC).

Voici ce qu’elle avait à dire au sujet de son expérience de jouer avec Équipe Canada:

«Faire partie de l’équipe nationale a toujours été mon rêve et pouvoir vivre effectivement ce rêve a été fantastique! J’ai tellement appris sur moi et sur mes coéquipières et j’ai établi plusieurs amitiés pour la vie. Vous traversez des périodes difficiles et de succès avec vos meilleures amies à vos côtés. Vous ne pouvez pas en dire autant dans plusieurs professions. Je n’oublierai jamais cette sensation de marcher derrière mon drapeau et d’entendre notre hymne national avec la feuille d’érable sur ma poitrine. Cela sonne comme un cliché, mais cela a été un véritable honneur de représenter mon pays à un si haut niveau. J’espère que la prochaine génération d’athlètes comprend quelle occasion cela est et ne le prendra jamais pour acquis. Faire partie de l’équipe nationale m’a formée pour le meilleur et m’a préparée pour mon prochain chapitre de ma vie comme entraîneur et professeur. Je veux remercier tout le monde qui m’a aidé dans mon aventure comme joueuse de volleyball et remercier Équipe Canada de m’avoir permis de réaliser mon rêve.»

Tonya Mokelki, Weyburn, Saskatchewan

La première présence de Tonya dans un alignement d’Équipe Canada a été en 2002 quand elle est allée avec l’équipe nationale junior à Porto-Rico pour le championnat junior de la NORCECA. Elle a ensuite joué pendant quatre saisons dans la NCAA pour l’Université Colorado State (CSU) et a gradué en 2007. Cet été-là, elle est retournée au centre national d’entraînement où elle s’est entraînée avec l’équipe senior B alors qu’elle se préparait pour les Jeux FISU. Elle ne s’est pas taillée une place dans cette équipe, toutefois, l’été suivant, elle a fait partie de sa première équipe senior A en participant à la Coupe panaméricaine 2008 au Mexique. Elle a fait partie de tous les autres alignements pendant le restant de la période quadriennale, dont celui pour le championnat du monde de la FIVB 2010. Après cette compétition, elle a joué sa première et seule saison de volleyball professionnel en Allemagne. Elle a joué dans 71 matches internationaux.

Au cours de ses quatre années avec CSU elle a reçu le prix d’étoile académique de la Mountain West Conference (MWC) et, en 2006 et 2007, elle a fait partie de l’équipe d’étoiles de volleyball de la Mountain West Conference. Elle a aussi reçu le prix des entraîneurs de l’Université Colorado State quand elle a gradué en 2007.

Tonya a récemment acheté une maison dans sa ville natale de Weyburn, en Saskatchewan. Elle entreprend une nouvelle carrière dans une institution financière et continuer de rendre à la collectivité du volleyball en étant entraîneur.

Voici des commentaires de Tonya depuis qu’elle a pris sa retraite d’Équipe Canada:

«Vous connaissez ce dicton ‘Vous ne savez pas ce que vous aviez jusqu’à ce que vous ne l’ayez plus’, et bien c’est, je pense, ce que la retraite d’Équipe Canada est. Pendant que vous êtes là, au coeur des choses, c’est tout ce que vous connaissez, c’est votre vie, votre identité. En quelque sorte, vous prenez cela pour acquis parce que c’est tellement «normal» pour vous. Au début, la retraite, c’était comme au cours d’un congé régulier. Quand les essais ont commencé, c’est définitivement devenu bizarre de savoir que je n’étais pas là, mais cela a vraiment frappé quand l’équipe est allée en compétition. Je ne regrette pas ma décision de prendre ma retraite. Je pense que c’était le bon moment pour moi de le faire, mais l’entraînement me manque définitivement, tout comme tout le personnel et, bien sûr, mes coéquipières. Les filles ont été fondamentalement mes plus proches amies pendant six ans de ma vie. Elles étaient toujours là, un système de soutien constant. Jouer pour Équipe Canada a été fantastique et je me sens tellement privilégiée d’avoir eu l’occasion de représenter mon pays. C’est vraiment un honneur comme aucun autre.»