Aperçu championnat masculin de volleyball

OTTAWA (SIC) – Les Spartans de l’Université Trinity Western, couronnés au terme des deux dernières saisons, ont beau être les deuxièmes favoris en vue du championnat masculin de volleyball de SIC, plusieurs les considèrent tout de même comme l’équipe à battre cette semaine à Québec.

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La compétition regroupant huit équipes, qui est présentée par Rogers, prend son envol vendredi à l’Université Laval et culminera dimanche à 16h30 avec la présentation de la finale pour le trophée Tantramar. Les 11 rencontres seront diffusées en direct sur le web à www.CIS-SIC.tv.

Les équipes qui tenteront de freiner l’heureuse séquence de Trinity Western au stade couvert du PEPS sont les Bobcats de Brandon, premiers favoris et champions de la conférence Canada-Ouest, de même que les Marauders de McMaster (No. 3 / champions SUO), les Golden Bears de l’Alberta (No. 4 / médaillés de bronze Canada-Ouest), la formation locale du Rouge et Or de Laval (No. 5 / champions RSEQ), les Varsity Reds de UNB (No. 6 / champions SUA), les Mustangs de Western (No. 7 / finalistes SUO), puis les Carabins de Montréal (No. 8 / finalistes SUO).

Les quarts de finale de vendredi verront UNB se frotter à McMaster en levée de rideau à 12h30, Trinity Western entamer la défense de son titre face à Western à 14h30, Montréal se mesurer à Brandon à 18h, puis Alberta affronter le Rouge et Or et ses bruyants partisans à 20h.

Comme c’est le cas à presque toutes les années depuis le tout premier championnat de SIC en 1967, le tournoi de cette semaine aura une saveur « Canada-Ouest contre le reste du pays ».

La domination de l’Ouest en volleyball masculin est bien connue. Les équipes de Canada-Ouest (incluant les universités de la défunte conférence des Grande Plaines) ont décroché 18 titres nationaux consécutifs et 34 des 37 derniers. Neuf des 11 dernières finales de SIC ont opposé des institutions de Canada-Ouest et, au cours de cette même période, l’Ouest a balayé le podium national à neuf reprises.

Aucun programme de Canada-Ouest n’a été plus dominant que Trinity Western au cours des dernières années. Sacrés pour une première fois en 2006, les Spartans espèrent devenir seulement la deuxième équipe dans l’histoire à remporter trois trophées Tantramar consécutifs. Winnipeg en avait gagné quatre de suite de 1971 à 1974.

TWU a perdu quelques joueurs vedettes suite à son deuxième triomphe d’affilée l’an dernier à Kingston, incluant le passeur Ben Ball, joueur de l’année de SIC en 2011-2012 et joueur par excellence du tournoi de canadien de 2012, ainsi que l’attaquant Rudy Verhoeff, joueur le plus utile du championnat 2011.

Toutefois, comme c’est souvent le cas pour les programmes de pointe, les Spartans n’ont pas ralenti la cadence malgré ces départs. Menés par les attaquants Nick Del Bianco et Steven Marshall, tous deux retenus parmi les étoiles de leur conférence, ils ont pris le deuxième rang au sein de Canada-Ouest tant en saison régulière (16-6) qu’en séries (3-1).

Malgré une autre campagne remarquable, l’entraîneur-chef Ben Josephson sait que le chemin vers un rare triplé sera parsemé d’embûches.

« Ce n’est pas pour rien qu’aucune équipe n’a réussi l’exploit depuis les grandes équipes de Winnipeg au début des années 1970. C’est vraiment très difficile. Le talent, la profondeur et la qualité du coaching sont exceptionnels ces années-ci. Nous abordons par contre ce défi avec beaucoup d’enthousiasme. »

De leur côté, les favoris de Brandon n’ont pas la même expérience que Trinity Western au championnat de SIC, quoique que les Bobcats ont obtenu le meilleur résultat de leur histoire à leur plus récente participation en 2011 en atteignant la finale contre les Spartans.

Cette saison, les Cats se sont contentés de la sixième place lors du calendrier régulier avec un dossier de 13-9 avant d’exploser en séries avec des victoires surprises sur Saskatchewan (quart de finale 2 de 3), Alberta (demi-finale) et TWU (finale). Champions de Canada-Ouest pour une toute première fois, ils se présentent au tournoi de SIC avec en poche six victoires consécutives.

« Je suis certain que certaines équipes des autres conférences nous considèrent comme l’équipe à battre. Mais dans notre conférence, nous savons que notre carré d’as aurait pu aller de n’importe quel côté, dit le pilote Grant Wilson, qui en est à sa première saison aux commandes. Nous savons que rien n’est gagné. Il reste beaucoup de travail à faire. Cependant, étant donné le calibre de notre conférence, nous savons que notre préparation est à point. »

Équipe la mieux classée parmi celles des autres conférences, McMaster connaît la meilleure campagne de son histoire. Les Marauders ont terminé premiers en Ontario avec une fiche étincelante de 17-1 avant de décrocher une quatrième bannière de SUO en six ans grâce à un gain en quatre manches sur Western. La troupe de Dave Preston a également excellé face à ses rivaux des autres ligues, elle qui a mérité deux victoires de 3-0 contre Montréal, un gain par le même pointage face à Laval, en plus de diviser les honneurs d’un programme double qui l’opposait à Brandon.

« J’aime bien la façon dont nous avons joué dernièrement et je crois que notre meilleur volleyball est à venir, dit Preston, qui a mené les Marauders à leur meilleur résultat sur la scène canadienne en 2009, soit une quatrième position. Si nous effectuons bien les jeux de base, je crois que nous possédons les éléments pour très bien faire cette semaine. »

Équipe la plus titrée parmi celles qui participent au championnat, Alberta connaissait une saison de rêve jusqu’au début février. Les Bears, qui viennent au troisième rang dans l’histoire avec six sacres canadiens, présentaient une fiche de 19-0 avant d’échapper deux de leurs trois derniers duels du calendrier régulier, puis de se faire surprendre par Brandon sur leur propre terrain en demi-finale de Canada-Ouest. Heureusement pour elle, la formation d’Edmonton s’est relevée à temps et a battu UBC lors du match pour la médaille de bronze, méritant du coup son billet pour Québec.

Fait à souligner, les Bears ont balayé une série de trois rencontres pré-saison en octobre face à leurs adversaires du premier tour, le Rouge et Or. La première confrontation avait eu lieu à Trois-Rivières (3-0) et les deux suivantes à Québec (3-2, 3-2).

Le Rouge et Or est lui aussi un habitué du rendez-vous canadien de fin d’année. Les cinquièmes favoris en seront à une 16e participation de suite et à une 30e en 32 ans. Après avoir conservé un dossier immaculé de 17-0 en saison régulière, les Lavallois ont reçu un certain rappel à l’ordre lors de la finale 2 de 3 du RSEQ qui les opposait aux Carabins, s’inclinant en trois manches lors du deuxième duel avant de remporter le troisième affrontement par 15-13 au cinquième et décisif set.

« On a souvent pointé du doigt au cours des 10 dernières années le manque d’intensité en finale du RSEQ avant le championnat canadien. Cette fois-ci, ça n’a pas été le cas, dit le pilote Pascal Clément, qui a mené le Rouge et Or à la dernière conquête du trophée Tantramar par une équipe de l’extérieur de Canada-Ouest en 1994. Les Carabins nous ont livré une rude bataille, et comme promotion en vue du championnat national, on ne pouvait pas faire mieux! Je m’attends à un excellent tournoi, où tout pourra arriver. »

Pour UNB, la saison 2012-2013 a été parsemée de hauts et de bas. Les champions de l’Atlantique ont gagné huit de leurs 10 parties contre des adversaires de SUA, mais n’ont présenté qu’un dossier de 6-9 face à des formations des autres conférences, incluant une fiche de 2-5 face à des équipes qui participeront au tournoi de SIC. Menés par l’attaquant d’origine vénézuélienne Julio Fernandez, les V-Reds ont toutefois paru solides en finale de SUA alors qu’ils ont vaincu Dalhousie par 3-1 et 3-1.

Pour ce qui est des finalistes de SUO, Western, et de ceux du RSEQ, les Carabins, ces deux formations sont les seules parmi celles qui seront présentes au PEPS qui n’ont pas atteint le Top 10 canadien une seule fois cette saison.

Les Mustangs ont prouvé l’an dernier que tout est possible une fois rendu au championnat national. Également semés septièmes en 2012, ils avaient poussé les Bisons du Manitoba jusqu’à la limite avant de s’incliner par 19-17 au cinquième set.

Les Montréalais sont eux aussi passés bien près de créer une surprise de taille lors de la finale québécoise disputée le week-end dernier. Leur victoire contre Laval lors du deuxième match se voulait la première défaite du Rouge et Or en 101 rencontres face à des adversaires de leur conférence.

« Nos résultats en séries éliminatoires continuent de motiver nos troupes, dit l’entraîneur-chef des Carabins, Georges Laplante. Nous allons au championnat canadien pour apprendre. Nous savons que les champions de l’Ouest sont issus d’une conférence très relevée. C’est un bon processus pour notre jeune équipe. »