Aperçu championnat de volleyball féminin de SIC

 

OTTAWA (SIC) – Les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique espèrent inscrire leur nom dans le livre des records cette semaine à Sherbrooke, là où elles tenteront de devenir la troisième équipe de l’histoire à remporter le championnat féminin de volleyball de SIC pour une sixième année consécutive.

SITE WEB DU CHAMPIONNAT: http://francais.cis-sic.ca/championships/wvball/index

Le tournoi national regroupant huit équipes, qui est présenté par Asics, se met en branle jeudi à l’Université de Sherbrooke et culminera samedi avec la grande finale prévue pour 16h. Les 11 rencontres de la compétition à élimination directe seront diffusées sur le web à www.CIS-SIC.tv.

Outre les T-Birds, championnes de la conférence Canada-Ouest et premières favorites du tournoi, le tableau est complété par les Carabins de Montréal (No. 2 / championnes RSEQ), les Gee-Gees d’Ottawa (No. 3 / championnes SUO), les Spartans de Trinity Western (No. 4 / finalistes Canada-Ouest), les Tigers de Dalhousie (No. 5 / championnes SUA), la formation locale du Vert & Or (No. 6 / finalistes RSEQ), les Pandas de l’Alberta (No. 7 / médaillées de bronze Canada-Ouest), puis le Rouge et Or de Laval (No. 8 / médaillées de bronze RSEQ).

Les T-Birds, qui détiennent déjà la marque pour le plus de bannières de SIC au total (9), entameront la défense de leur titre jeudi à 15h face à Laval. Les autres affrontements du premier tour mettront aux prises Dalhousie et Trinity Western à 13h, Alberta et Montréal à 18h, puis Sherbrooke et Ottawa à 20h.

Outre UBC et Alberta (7), les représentantes de Sherbrooke (2), Dalhousie (1) et Laval (1) ont remporté le trophée par le passé, alors que Montréal, Ottawa et Trinity Western sont toujours à la recherche d’un premier sacre.

UBC, TWU et Alberta tenteront de prolonger la domination de Canada-Ouest en volleyball féminin. Les équipes qui évoluent présentement dans la conférence de l’Ouest (incluant les institutions de la défunte conférence des Grandes Plaines) ont remporté 32 des 36 derniers titres nationaux. Laval (2006), Sherbrooke (2005, 2003) et Dalhousie (1982) sont les seules formations de l’Est à avoir triomphé depuis 1977.

Les Thunderbirds connaissent encore une fois une campagne du tonnerre en 2012-2013. Elles se présentent au championnat avec un impressionnant dossier cumulatif de 29-2 face à des adversaires de SIC, incluant des fiches de 21-1 lors du calendrier régulier et de 2-0 au carré d’as de Canada-Ouest. Les T-Birds ont gagné 22 matchs de suite depuis qu’elles ont échappé leur deuxième duel de la saison régulière – contre Trinity Western – le 27 octobre.

Malgré la perte de la membre de l’équipe nationale Kyla Richey – joueuse par excellence de SIC l’an dernier – suite à son couronnement en 2012, UBC compte de nouveau sur un alignement exceptionnel bâti autour de l’attaquante de cinquième campagne Shanice Marcelle, de la passeuse Brina Derksen-Bergen, elle aussi une vétérante de cinquième saison, de même que l’attaquante Lisa Barclay, joueuse la plus utile du championnat de SIC 2012.

Marcelle s’apprête à compléter l’une plus remarquables carrière dans l’histoire du volleyball féminin de SIC. Quatre fois championne canadienne, elle a été élue joueuse de l’année de SIC en 2010-2011, a été membre de la première équipe d’étoiles de SIC à deux reprises et a été retenue parmi les étoiles de la compétition au terme de ses quatre premières participations au tournoi national, incluant en 2011, alors qu’elle avait été choisie joueuse par excellence de l’événement. La native de Victoria est à nouveau la candidate de Canada-Ouest pour le titre de joueuse de l’année au pays cette saison.  

Avec une sixième bannière nationale consécutive, les T-Birds égaleraient la marque établie par Winnipeg de 1983 à 1988 et égalée une décennie plus tard par Alberta (1995-2000). Fait intéressant, c’est à Sherbrooke que les Wesmen avaient réalisé l’exploit pour la première fois en 1988.

« Je crois qu’il y a plus de parité cette saison. Par exemple, nous entamerons le championnat contre Laval, une équipe très expérimentée semée huitième, dit l’entraîneur-chef Doug Reimer, qui a vu sa formation enregistrer deux gains de 3-0 contre le Rouge et Or lors de rencontres pré-saison présentées à Québec. Je pense qu’il y aura des duels très intéressants au premier tour. Il pourrait y avoir des surprises. »

Établies deuxièmes favorites, les Carabins de l’Université de Montréal viennent de décrocher une cinquième bannière québécoise en six ans et semblent prêtes à lutter de nouveau pour leur premier titre de SIC après avoir écarté deux formations de fort calibre, Laval et Sherbrooke, lors des séries éliminatoires du RSEQ.

Le talentueux alignement de l’U de M inclut, entre autres, deux membres de l’équipe nationale, soit les attaquantes Marie-Sophie Nadeau et Vicky Savard, ainsi que la passeuse Alexandra Lojen, une athlète retenue au sein de la première équipe d’étoiles de SIC à deux reprises qui effectue un retour au jeu cette saison après une deuxième reconstruction du genou en moins de cinq ans. 

« Je crois vraiment que les huit meilleures équipes au pays sont présentes à ce tournoi, dit le pilote Olivier Trudel. Chaque confrontation sera d’un très haut niveau. Toutes les formations peuvent espérer gagner le tournoi. Ce sera très excitant et il pourrait y avoir beaucoup de surprises. »

Les Gee-Gees d’Ottawa, troisièmes favorites, sont de retour à l’événement pour la première fois depuis 2007, alors qu’elles avaient pris le sixième rang. Dans un duel entre les deux meilleures formations ontariennes en saison régulière, les Gee-Gees ont surmonté un déficit de quatre points en cinquième manche lors de la finale de SUO pour vaincre York par 15-13 et mériter le seul laissez-passer remis à la conférence pour le championnat canadien.

« Nous avons disputé plusieurs matchs sur la route contre d’excellentes formations lors du calendrier pré-saison et ce fut une excellente préparation. Si on ajoute à cela l’expérience acquise lors du championnat de SUO, alors que nous avons encore une fois affronté une redoutable équipe dans son propre gymnase, je crois que nous serons prêts pour le tournoi canadien, dit l’entraîneur-chef Lionel Woods, qui a vu sa troupe remporter six duels face à Sherbrooke (3), Laval (2) et Montréal (1) cet automne. Le noyau de notre équipe est le même depuis quelques années maintenant. Ce groupe connu des hauts et des bas, elles ont beaucoup appris. Je suis certain que nos joueuses seront à leur meilleur à partir de jeudi. » 

Les Spartans de Trinity Western sont devenues des habituées du championnat de SIC au cours des dernières années, elles qui en seront à une sixième participation en huit ans. Les Spartans sont la seule équipe de SIC à avoir vaincu UBC cette saison, d’abord en match préparatoire puis lors du calendrier régulier. Elles ont à nouveau chauffé les championnes nationales en finale de Canada-Ouest avant de s’incliner en quatre manches.

TWU est également la seule formation autre que UBC à avoir atteint le sommet du Top 10 canadien en 2012-2013. Les Spartans ont dominé six scrutins hebdomadaires consécutifs en octobre et en novembre.

De leur côté, les Tigers de Dalhousie sont en feu à l’aube de leur première présence au tournoi de SIC depuis 2005. La formation d’Halifax a gagné ses 16 derniers duels, incluant un gain de 3-0 sur Saint Mary’s en finale de SUA, et n’a pas perdu une seule manche à ses 11 dernières sorties, soit depuis le 24 novembre.

« Nous avons mis cinq ans à atteindre ce niveau. Ce fut un long processus, dit le pilote Rick Scott. Nous avons connu une excellente saison et avons vraiment bien joué au championnat de SUA. Nous avons hâte de démontrer notre savoir-faire au niveau canadien. »

Semée sixième favorite, la formation locale du Vert & Or tentera de se regrouper cette semaine devant ses bruyants partisans. Sherbrooke a pris la première place au Québec en saison régulière au terme d’une lutte des plus serrées, mais n’a pas su garder le rythme contre Montréal en finale du RSEQ, s’inclinant par 3-1 et 3-0. Les hôtes du tournoi canadien ont toutefois présenté un dossier à domicile de 10-0 lors du calendrier régulier.

« De jouer à la maison dans un championnat canadien sera très spécial pour nous, c’est tellement motivant, dit l’entraîneur-chef Denis Fontaine. Nous serons privilégiés de pouvoir compter sur des partisans exceptionnels qui nous envoient beaucoup d’énergie. Nous sommes en mission et je vous garantis qu'il y aura de la vague. »

Malgré leur statut de septième tête de série, il ne faut jamais négliger les Pandas de l’Alberta au championnat national. Les médaillées de bronze de Canada-Ouest, qui en seront à une 18e participation en 21 ans, ont décroché sept bannières de SIC au cours de leur histoire, ce qui leur vaut le deuxième rang à égalité avec Winnipeg. Les Pandas ont bien failli mettre un terme à la domination de UBC l’an dernier alors qu’elles avaient pris une avance de deux sets à un en grande finale, avant de s’incliner en cinq manches.

Tout comme les Albertaines, le Rouge et Or se fait un honneur de lutter pour la bannière canadienne sur une base annuelle. Les Lavalloises, qui ont raté le rendez-vous de l’an dernier après avoir atteint le match ultime sur leur propre terrain en 2011, en seront à une 32e présence en 35 ans à l’événement. La formation de Québec a connu une bonne campagne dans l’ensemble, mais la constance a fait défaut depuis le début de la nouvelle année, comme en fait foi sa fiche cumulative de 4-6 en 2013.